Communiqué de presse du 29 02 08 Le Marais Poitevin est à nouveau au cœur de l’actualité et des polémiques, avec les SAGE (schémas d’aménagement et de gestion des eaux) et la charte du Parc. Beaucoup de choses ont été dites qui ne correspondent pas à la réalité. Le grand public a le droit d’avoir une information plus objective.
Concernant les SAGE et le SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux), ce sont des textes à portée réglementaire en cours de finalisation. Deux aspects posent particulièrement un problème : les niveaux d’eau dans le marais et l’irrigation dans la plaine de pourtour.
Dans les réseaux de marais, l’objectif du SDAGE est d’avoir des niveaux d’eau maximum, au-delà dans certains cas, de ce qu’un été exceptionnellement pluvieux comme 2007 a permis de constater et au détriment du principe de précaution en période de risque d’inondation et du maintien des activités sur ces espaces.
L’irrigation dans la plaine de pourtour, quant-a elle, est accusée d’assécher le marais, alors que les responsables de marais savent depuis toujours, ce qui est confirmé par des études récentes, que les nappes n’alimentent pas le marais en eau l’été. Le tarissement des sources en été est naturel. L’irrigation ne crée pas ce phénomène mais elle le fait intervenir 15 jours à 3 semaines plus tôt. On estime à seulement 3% la surface de marais influencée par ce phénomène. L’arrêt de l’irrigation sur la plaine va avoir des conséquences dramatiques pour l’agriculture de ces secteurs et les emplois induits, pour des bénéfices environnementaux minimes dans le marais. Des bénéfices équivalents pourraient, dans bien des cas, être obtenus avec d’autres moyens beaucoup moins coûteux pour tout le monde.
Les responsables locaux n’ont pas été associés à la détermination des objectifs et l’idéologie tente de prendre le pas sur les réalités terrain. Ainsi le SDAGE et les SAGE fixent des objectifs irréalistes qui ouvrent directement la porte à une condamnation de la France par la Cour de Justice Européenne d’ici quelque temps.
Concernant le projet de charte du Parc, ses rédacteurs cherchent depuis trois ans maintenant à ignorer l’avis des responsables locaux et à marginaliser ceux qui ne l’acceptent pas en l’état. Pourtant en Vendée, ce sont les 2/3 des communes qui ont refusé ce projet. Sur l’ensemble du marais, les gestionnaires hydrauliques, les agriculteurs, les chasseurs ont manifesté leur opposition à un texte idéologique qui conduit à figer le Marais Poitevin, et donc à voir les friches se multiplier et ses habitants s’appauvrir.
Ce que nous voulons maintenant, c’est un projet de territoire qui tiennent compte des réalités et qui permette vraiment un développement durable du marais. C’est en ce sens, que nous avons initié en 2007 avec plusieurs partenaires une « plateforme pour un projet de territoire partagé et adapté au Marais Poitevin ». Les équilibres doivent être respectés. La première des priorités dans le marais est d’assurer l’entretien et la gestion du système hydraulique pour éviter les situations catastrophiques. Pour le reste, il est possible de développer la biodiversité dans le marais tout en maintenant une économie dynamique qui assure aux habitants un avenir, une qualité de vie et la sécurité. La Commission Européenne n’en demande d’ailleurs pas davantage.
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